samedi 11 octobre 2008


Finalement, marcher avec des chaussures à talons, c'est un peu comme passer le permis. Il faut s'entrainer dans des petites rues désertes avant d'aller faire la crâneuse sur les grands boulevards. Mais évidemment, comme je n'ai pas mon permis, je m'y suis mal pris. Et après avoir marché environ 30 mètres avec mes petits souliers préférés, je me suis jeté sur le premier banc pour enfiler une ville paire de converse bleues fluo. Et comme je le dis si bien de toutes mes autres ballerines, tellement jolies et tellement douloureuses.
C'est dur d'essayer de devenir une fille, une vraie.

Bref. Whatever. Je viens vous annoncer, ou plutôt vous confirmer que je boude mon blog. Ne me demandez pas pourquoi, parce qu'il n'y a pas de parce que. En ce moment j'essaie d'appliquer très fort les résolutions faites et défaites. Trouver de nouvelles résolutions ou plutôt les reformuler puisque, comme je le dis si bien avec moi même, je comprends vite mais il faut me l'expliquer 15 fois.

Je vous ferai ceci dit peut-être un petit topo, un briefing de LA VIE DE MOIRA EST TOUT A FAIT FASCINANTE, puisque je ne reviendrai as ici avant quelques jours, et je ne veux pas me contenter de vous laisser des miettes. Alors en ce moment...

En ce moment, j'écoute en boucle The Backseat Of My Car d'I Monster, et j'entends d'ici le petit Marc marmonner : "Cette chanson elle me déprime et elle me donne envie de baiser en même temps." Mais tu peux m'appeler Marc.
Mon disque dur est entre de bonnes mains, puisque j'ai réussi à le refiler à David, ex futur lead-singer de Koma's Soundtrack, qui va peut-être récupérer TOUS mes textes, et les 2/3 de mon roman :)
D'ailleurs puisque j'en parle, et que j'en parle souvent, sachez que j'en suis arrivé au début de la fin, et j'ai peut-être trouvé mon titre potentiel. Attention, tadam, levée des rideaux : A retardement. Voilà, voilà. Et puisqu'on y est, je ne vous ai jamais parlé de l'histoire en elle même, et je me suis dit qu'il serait temps de glisser un petit synopsis dans un de mes articles. Vous êtes prêt? Voici le synopsis proposé par Gallimard :)

Violette a 15 ans et reçoit depuis quelques semaines des lettres d'un expediteur inconnu. Ce dernier lui donne régulièrement des rendez-vous sur un banc à la gare, et pourtant ne vient jamais. Au bout de quelques semaines, Violette apprendra que l'expediteur n'est autre qu'Aksel, son père, qu'elle n'a pas vu depuis ses 7 ans. Et si Aksel cherche à renouer contact avec sa fille, c'est parce qu'il lui reste moins d'un mois à vivre.

Et puis sinon, je me suis fait une semaine de tox, réveillée à midi pour ne pas aller à la fac mais cette semaine, promis, je serai clean. Et puis je parlerai à des gens parce que je suis gentille et pleine de bonnes résolutions qui vont changer le monde.
En fait, je ne sais pas quoi dire parce que la vie à Brest c'est trop chouette et il se passe tellement de trucs qu'au fur et à mesure j'oublie.

Alors je vous laisse, et puis je fais un gros big up tout ça tout ça à Pandaman qui me ramène tous ses amis belges, et qui sont vachement plus fidèles que vous, les français, haha !
C'est promis pandaman, un jour je t'adopterai et tu pourras faire tout plein de dessins dans mon appartement parce que je ne t'enfermerai pas dans une cage, et tu pourras même dormir dans mon lit avec Alexis ! Oi :)

Pardon pour la bizarrerie de cet article, bientôt mon blog il sera tout rose; je vous tire ma révérence avec mon chapeau H&M en tweed pour enfants et qui est trop petit pour moi, snoochie boochies et à bientôt !

mercredi 24 septembre 2008

Ici, les gens vont au Lavomatic avec des sacs Ikéa bleus.
Aujourd'hui il faisait gris, il pleuvait et je n'avais pas mon parapluie, alors je laissais mes lunettes devenir très vite aussi brumeuses que le ciel. Et je calais mes mains dans ma veste, l'une contre la prise des oreillettes de mon mp3, qui grésille sans cela. Je pourrais très bien me trimballer en tee-shirt sans que cela change quoi que ce soit, puisque j'attrape froid dès qu'une fenêtre est ouverte. Résultat : je suis malade tout le temps. Et j'avoue m'étonner sans cesse de ce peu de manque de force physique, ou plutôt devrais-je dire de cette énorme faiblesse physique. Whatever, je ressortirai mon parapluie demain en allant en cours de biologie *sick*
Entre la fac, la caf, l'agence immobilière, la mutuelle, les bourses et tout ce qui reste, je n'ai plus une seule seconde pour moi; et je me surprends souvent à rêver de matinées au lit, à manger des croissants pleins de confitures de lait, décortiquant miette par miette jusqu'à ce qu'il y en ai partout sur la couette :)
Parfois, j'ai même l'impression de marcher à reculons et, lorsque je croise mon visage dans une vitre, je n'y vois qu'un visage blafard et des cernes. Je me cache alors sous mon keffieh et je regarde mes pieds.

A part ça, hé bien pas grand chose, je suis devenue plus une ménagère de moins de 25 ans qu'une étudiante, épuisée avant même d'avoir atteint plus de la majorité (sortez tous les violons pour me jouer un morceau hehe). Dès que je sors de l'immeuble, je jette un coup d'oeil à la boite aux lettres (ce qui veut dire en clair que je passe plus de temps le nez devant ma boite aux lettres que dans mon appartement). J'attends avec une extrême impatience ma commande Amazon. Deux Banana Yoshimoto en anglais et peut-être même un Hitonari Tsuji si ma carte bancaire (qui se solde actuellement à 4.60 misérable euros : j'essaie de deviner avec amusement la tête du type qui me piquerait ma carte visa avant de remarquer qu'il ne pourra même pas se payer un paquet de cigarettes avec) a été généreuse.

Puis, au passage, mon disque dur a mouru, ce qui veut dire que je dois me taper les films mainstream du disque dur d'un autre, et en plus en version française ! Damnation, je suis perdue à jamais. Ce qui veut dire aussi que je n'ai plus rien à écouter, à part les quelques groupes qui ont débarqués comme ça dans mes documents : Orange Blossom (Dieu soit loué, j'aime plutôt), Girls In Hawai (que personne ne rigole), Gotan Project et Champion (rien à redire). Et puis cette nuit, j'ai fait un rêve de fou, cf vidéo. A part ça, je vais bien sans mon blog, oui, merci. Mais je me sens un peu névrosée sans mes films d'auteurs prétencieux.

Vivons fauchés, aimons nous les un les autres ! Gloire à Bouddha, mes pauvres enfants. Je peux dire adieu à mes fausses Doc Martens en vinyle ! (Quelle petite bourgeoise je fais, vraiment)

vendredi 19 septembre 2008



Assis à la terrasse d'un café, une cigarette dans la main et un crayon dans l'autre, Alexis & moi étions plongés dans la première scène du storyboard de notre futur court-métrage. Examinant tour à tour et attentivement idées de plans, de zooms rapprochés, de travelling et j'en passe et j'en passe.
Nous sommes tous les deux plein de bonne volonté et de projets, on décide de plein de choses qu'on aura jamais la possibilité de faire par manque de temps ou surtout... d'argent.
Quand je vois qu'il ne me reste plus que 4 euros sur mon compte et que ma commande Amazon a été encaissée, je me dis qu'il faut en profiter pour vite dépenser ces quatres misérables petit euros pour ne pas le regretter par la suite. Vivons à la Sagan, dépensons tout l'argent que nous n'avons pas et n'auront jamais. Bourgeois bohèmes, nous voilà.
Quant à moi, je me suis déjà fait une liste impressionante de ce que j'achèterai quand j'aurai un peu de sous (ce qui signifie, en clair, que ce n'est pas près d'arriver hehe). Liste qui contient l'achat d'une jupe, et de collants dignes de ce nom; d'un gros casque audio comme je les aime; de la bibliographie de Chuck P. et Murakami; tout un tas de DVD comme Dedication, The Machinist, Ghost World, Suicide Girls : The First Tour, l'intégrale de Furi Kuri (ou FLCL si on pinaille), Amer Beton, la saison 1 de Gossip Girl. Et j'en passe, et j'en passe. Je suis pleine de bonnes résolutions et cette fois, je compte bien les tenir ! J'ai donc décidé de faire des reprises de Norah Jones/Emiliana Torrini avec Axy au ukulélé, lire tous les livres de ma bibliothèque que je n'ai pas encore lu (et il y en a plus d'une trentaine), me remettre à la photo et au dessin, réussir à faire plus de 5 pas avec mes chaussures à talons, retaper mon iPod dès que je récupèrerai un cable; et, puisque pour mon anniversaire, on m'a offert des bouquins de recette, m'initier à la patience de la cuisine. Bref, la plupart requiert de l'impossible mais seule le temps nous le dira.
Et puis un soir, on se fera un sushi bar, en amoureux ou avec des gens. Et, d'ici quelques jours, j'aurai mon premier cours de japonais. Et je passerai demain à la fac très tôt juste pour ça. Le matin, on est conviés à l'atelier Workshop des Beaux-Arts. Et puis, le soir, on ira boire un verre avec tout un tas de gens (ou pas).

Pour l'instant, on se contentera de rester sous la couette des heures et des heures, avec pour seule lumière des bougies éparpillées ça et là. Comme seule et simple conclusion pour cet article, je dirai que je commence à m'habituer à ma nouvelle peau et mon nouveau prénom. D'ailleurs, j'ai rencontré une fille de ma classe qui m'appelle Moira. Hehe.
Adieu, sombre passé.

mardi 16 septembre 2008


En direct de chez Louis,; où j'écris sur un clavier tout miteux, où toutes les lettres sont effacées. Mais comme je suis une bonne geek, je connais les touches du clavier par cœur héhé.

Bref je passais juste en speed m'inscrire à mes options de la fac. Japonais & histoire du cinéma. Je n'ai pas écrit un mot depuis que je suis rentrée ici mais je m jette corps et âmes dans une frénésie de rose. Mes clés, mon agenda Miffy, mon gel douche Hello Kitty, mon shampooing, ma Monstroplante, mes cahiers de cours et mes crayons, tout est rose.
J'attends avec mi impatience la rentrée, lundi prochain, pour voir si je ne me suis pas trompé de filière. Et lorsqu'on me demandera pourquoi je me suis inscrite en psycho, je devrais trouver une excuse, afin de ne pas passer pour une snob si je réponds : parce que je suis écrivain et j'en ai besoin pour affiner mes personnages. Bref, je cherche une excuse. Et puisque ma mère n'a toujours pas déménagé à Nantes, je me retrouve en cours, assise à côté d'elle. La mère et la fille dans la même classe, je suis sûre que c'est une première héhé.

En attendant, ici on écoute des vinyles qui grésillent en fumant des cigarettes. Et puis demain, il y a le nouveau Pénélope Jolicoeur qui va sortir. Alors je regarde avec consternation mon portefeuille, en me demandant sempiternellement : Est-ce que je l'achète ou pas?

Enfin, on verra bien. Et puis pour finir, je voulais afficher mon cadeau d'anniversaire par Mademoiselle Gbeu/GbOo, ou tout simplement Gabrielle. Merci, j'en suis toute emue et, dès que je choperais l'imprimante de quelqu'un, j'en ferais une copie pour l'afficher dans ma chambre :)

Snoochie Boochies, les kids.

vendredi 12 septembre 2008


Comment vous expliquer? Par où commencer? Je crois que, déjà, je vais commencer par une petite annonce.
Alors ouvrez grand vos oreilles.


Je recherche quelqu'un, sur Brest de préférence, qui accepterait de poser en sous-vêtements. Et histoire de la jouer exigeante, je voudrais quelqu'un de plutôt rond, ou plutôt maigre. Je ne veux
personne de bien foutu.


Et il y a tellement de choses à raconter que je pourrais y passer la nuit. La vie à Brest, c'est un peu comme une neige épaisse qui tomberait au beau milieu d'un sauna.
Pour la première fois, je ne me sens non pas respirer,
mais tout simplement exister.

Les premières personnes rencontrés ici restent pour le moment une sorte de mystère, mais à force de les voir tous les jours, je me suis attachée et je dois dire que je vais beaucoup m'ennuyer ce week-end. Et puis, on m'a prêté un livre. Un petit geste, comme ça, totalement inattendu et totalement insignifiant, mais qui veut dire beaucoup pour moi. Alors donc, je me plonge dans De Beaux Lendemains de Russel Banks, un sourire aux lèvres irrépressible en voyant les passages parlant de ganja, marijuana, et tous ces termes utilisés par les adultes,
soulignés et entrecoupés par des flèches.

Question littérature, je ne me suis toujours pas remise de La société des jeunes pianistes de Ketil Bjornstad, la beauté de ce bouquin m'a complètement bouleversé et c'est avec difficulté que je suis parvenue à le refermer une fois arrivée à la dernière phrase. Le fait du prince de Nothomb n'est pas une réussite; quant à Au secours pardon de Beigbeder, à éviter carrément. La chute est un peu glauque, l'histoire est chiante et sans intérêt. On a presque envie de crier :
Où est le véritable Octave Parango?

En passant par la Fnac et en jetant un coup d'oeil aux bouquins sortis récemment, je suis restée scotchée devant le dernier Murakami, le dernier Alice Sebold et le dernier Hitonari Tsuji. Alors à ceux qui veulent me fairent plaisir, mon anniversaire n'était que la semaine dernière. Il n'est jamais trop tard. (Je plaisante, bien sûr)

Les soirées où la vaisselle s'entasse, les sachets de thés disparaissent à une vitesse effrayante, les cendriers très vite pleins. Les conversations croisés.On en roule un autre?
Qui veut un thé? Je peux
te demander une blonde? Quelqu'un a du feu?

Ces petits rien qui font toute la différence.
Ces petits gestes qui deviennent une habitude. Fumer une cigarette dans sa salle de bain en sous-vêtements, faire la vaisselle à une heure du matin, si ce n'est pas deux, marcher maladroitement en talons dans l'appartement pour m'entrainer, faire des allers-retours Jaurès-Saint Martin, prendre un bain au réveil, manger des croissants chauds avec confiture de lait, le lavomatic du dimanche, écouter du Cypress Hill à fond, fenêtres ouvertes. Et secrètement, lorsque je mets le nez dehors, j'espère croiser mon voisin au dalmatien, qui étrangement a des airs de Régis Robert et met des vêtements dix fois trop grand pour lui. La prochaine, je lui ferais : Yo, voisin ! Et je sais aussi que, secrètement, Alexis veut trouver sa porte pour se ramener un soir, gentiment :
"t'as pas quelque chose à nous dépanner?"


Bref, je me perds entre ma nouvelle vie et l'ancienne, pour ne plus faire qu'une. J'ai l'impression d'avoir une nouvelle peau, parfois. Je suis presque devenue quelqu'un d'autre et je me suis décidé, finalement, à devenir blondinette. Je fais des efforts pour ne plus ressembler à un sac de patates, et je laisse même apercevoir
quelques rondeurs qui ne veulent pas partir.

Tout va bien, tout va mieux, et cette fois rien ne doit changer.

Pour finir, à toi Le Vieil Amant, c'est la dernière fois que j'expose quelque chose publiquement. L'autre soir, lorsque j'ai fermé la porte derrière toi en te disant "adieu", j'étais sincère. Je ne veux plus te voir, parce que tu me rappelles trop de choses, tu ne me parles que de choses et de gens dont je ne veux plus jamais entendre parler. Tu es devenu quelqu'un de détestable, et quelque part cela me fait mal de voir que tu es l'opposé de celui pour qui j'avais autant d'affection et d'admiration. Je m'excuse de dire ça publiquement, mais lorsque je t'ai dit au revoir, c'était le point final à notre histoire, et notre non histoire.

Et si je reviens à Quimper ce week-end, c'est seulement pour des questions administratives, pour faire une machine, et pour m'occuper de nos monstroplantes :]
Et histoire de vous faire patienter jusqu'au prochain article, puisque je n'aurai pas internet avant un mois, je me suis finalement décidé à poster un bout du roman qui, pour l'instant, s'appelle Violette, faute de mieux.
Les critiques sont les bienvenues.
*

Et pour finir, cette fois pour de vrai, je voulais juste que vous admiriez mon tee Jack Bauer, parce que j'en suis très fière :]

lundi 1 septembre 2008

Assise dans mon lit, fenêtre ouverte, je fume une cigarette en cherchant les mots pour commencer cet article. Rien ne vient, alors je me repasse en boucle le set Bathroom Beauty de Bambi, fantasmant sur son tapis de toilette et ses rideaux de douche Hello Kitty. Je passe en revue ses piercings, à la recherche de la prochaine barre en acier chirurgical qui me transpercera la peau. Classiquement, j'opte pour la deuxième narine, la langue ou le cartilage. Futilités, futilités.
Et je fête mon anniversaire en avance. Je récupère le pc portable de Damien Leboulanger en un seul mot, gardant par nostalgie l'autocollant Wanadoo. Des chaussures à talons, qui insolemment me suggère un : tellement chouettes et tellement immettables. Alors les clacs-clacs résonnent dans la maison, et mes pas se font plus lents, plus saccadés.
Mr Bouille d'A a décidé de me faire une semaine anniversaire, en m'offrant chaque jour un cadeau, pendant une semaine. Et c'est toujours avec la même impatience que je déchire délicatement le papier cadeau, rien que pour prolonger le suspens. L'artbook numéro 2 du Café Salé, où je m'émerveille de plus en plus chaque page tournée. Au secours, pardon de mon ancien héros F. Beigbeder, que je m'empresserai bientôt de dévorer et le dernier Nothomb, Le Fait du prince. La suite demain matin, petit déjeuner au lit.

Et lorsque l'on marche dans la rue, je passe son bras au tour de ma taille, en lui murmurant des mots doux,
plus amoureuse que jamais.

jeudi 28 août 2008

Ceci est juste un essai..

"Un jour, je serai tellement stone que je rencontrerai Tyler Durden"

Et donc, je suis trop stone et j'essaie de voir Tyler Durden.Je penserai très fort à sa tête et ses vêtements puis je me retournerai et je verrais Tyler D. au lieu d'Alexis. Mais ça ne marche pas parce que je ne suis pas assez stone.Si j'étais toute seule, je pensais que j'y parviendrais facilement mais j'ai trop honte et consciente que quelqu'un est avec moi, du coup je ne me laisse pas aller.

Ensuite je vois le Mexique en face de moi avec Cypress Hill qui m'attendrait à l'entrée de d'une ville.
Mais en fait ce serait une ville à la Dark Meat City.
Je vois la rue la nuit,il y a des danseuses et de cucarachas, je suis dans cette rue et j'écoute le bruit de la musique dans la rue, puis les femmes à l'entrée des restaurants s'avancent vers moi en riant.
Et j'ai l'impression de vivre un trip à la Jenny Shecter, et je trouve ça trop frappé.

J'essaye d'explorer ce que je j'écris, et je veux rentrer dans une chanson. Alors je choisis Behind The Guisguise de Wax Taylor, chanson qui déjà me donne des frissons dans le dos quand je l'écoute. Ce que je vois est tellement magnifique que je n'arrive pas à le décrire. J'en ai presque les larmes aux yeux. Je vois cette pièce, ce château, avec des tas de filles à la Kirsten Dunst dans Marie-Antoinette. Je me promène dans les couloirs de ce château, et dès que j'écris, tout part, toute cette sensations, pouvoir être dans cet endroit.
Puis je me trouve face à une salle d'opéra, et je suis le chef d'orchestre, ma tête va de gauche à droite, je souris. Mes gestes flottent en l'air. J'ai un visage différent, mais je suis toujours moi même. Ce serait une scène à la Dahlia Noir. Bizarrement, Jenny S. est encore là. Mais avec un nom plus.. rétro.

A présent, je mets '64 Aka Go de Lemon Jelly, j'attends le moment où les notes se lèvent, que tout part plus intensément, et je sais que j'aime écouter ce morceau quand je suis dans cet état. La dernière fois que je l'ai fait, je suis devenue mon personnage principal. Je suis devenue Violette. J'écoute la chanson, parce que je ne peux rien ressentir si j'écris. La voix du chanteur me donne également des frissons dans le dos, et lorsqu'il dit "And at last, I understood, GO" je sens tout s'écrouler en moi.
Je m'amuse avec les notes qui durent éternellement et au moment précis où a chanson part plus fort, je ressens un déchirement intérieur, comme si tous mes démons ressortaient et feraient une fumée noire autour de moi. Mais je n'ai pas peur.

Je mets la BO de l'étrange Noël de Mr Jack, et je me rends compte que je ne pourrai jamais tout écrire, tout simplement parce que je pense à trop de choses à la fois. Mais je réussis à me concentrer et me contrôler, il faut que je reste concentrée, sinon tout va foirer. Je vois des tas d'endroits qui défilent, comme une sorte de fond d'écran transparent et qui fait des trucs à la CoverFlow, le truc d'iPod. Je ne suis pas assez à l'aise avec la chanson, alors je ressens de la peur, parce que je ne veux pas aller dans un endroit qui ne m'est pas familier. Je ne comprends pas ce que j'écris, et je ris en pensant à cette dernière phrase.

Cette fois, je lance Humming de Portishead, mais je ne veux pas écrire ce que je vois et ce que je ressens, parce que je veux garder ça pour moi. La chanson ne convient pas, alors je change pour Angel de Massive Attack. Cliché mais efficace. Je pense à une scène de Stay, quand la vie d'Henry Letham est sur écran, Athéna et tout le reste. Je vois le pont de Brooklyn et je me dis que je devrais me tirer une balle sur ce pont le 1er septembre 2011. 21 ans, comme Tristan Rêveur. Je suis dans le film, et je suis Henry Letham. Je regarde par terre, et mon lacet est défait. Dans ma poche, je cherche une bague. Et je cherche aussi à savoir pourquoi ce film me fascine autant.

Je m'allonge par terre et je marche au plafond. Mais je n'arrive pas à ne pas avoir conscience d'être stone, ce qui bloque mon imagination. Dès lors, je suis bloquée par des barrières qui ne veulent pas s'ouvrirent. je suis condamnée par des limites à perte de vue, sans pouvoir traverser la frontière.

mercredi 27 août 2008


CALL ME CHUCK BASS JR.


Marcher dans les rues de Brest en talons,
Jupe qui vole au vent.

Dans moins de 3 jours, j'aurai disparu.

samedi 16 août 2008

Mardi : Je fume une cigarette à la fenêtre, un café dans une autre main. J'attrape soudainement mon téléphone et compose le numéro. J'aurais voulu que ce soit le répondeur, alors je parle très vite pour faire comme si, je suis intimidée par ce que je m'apprête à dire.
Allô? Je viens de penser à mon cadeau 'anniversaire, ça m'est venu comme ça. Tu pourrais prendre un billet aller-retour Paris-Quimper et passer quelques jours ici.
Et je me fige, parce que la réponse n'est pas non, mais peut-être. Et je n'ose pas rappeler,
par peur d'une réponse négative.

Mercredi : Lorsque je fais le chemin du retour à pied, je ne mets pas mes écouteurs. J'écoute seulement le son de la rue. Les travaux, les voitures, les gens. Des voix éclatées,
par ci, par là. Quelques bribes de conversation, rien de plus
Et je réfléchis beaucoup. Je ne suis pas oppressée par les chanson de mon mp3, ni par quoi que ce soit d'autre. Je pense peut-être même trop. Mes pensées sont confuses et brouillon; mais petit à petit je commence à comprendre ce qui se passe en moi. J'ai réussi à atteindre ce stade, celui où plus rien ne m'atteint. Ou presque, du moins. Le reste du monde ne m'intéresse plus. Ce ne sont que des détails futiles qui ne me concernent ni ne m'intéressent plus. Je laisse parler les gens sans y prêter attention. Autour de moi, je ne fais l'expérience que de déceptions. Ce bon vieux proverbe lampedusien : tout change mais rien ne change. Les gens restent les mêmes. La mentalité ne change pas. Ce bon vieux divertissement, cette manie de tous se cracher les uns sur les autres. Se sourire en se méprisant. Tout ça ne m'amuse plus comme autrefois. Et ça ne fait pas de moi quelqu'un de bien pour autant, juste quelqu'un de désinvolte. J'en arrive même à cette conclusion : je pourrais partir sans me retourner.
Je passe mon tour, j'ai déserté les alentours.

Jeudi : quelques cartons qui commencent à se vider, des meubles qui se remplissent, et déjà un semblant d'intimité dans ce qui sera d'ici deux semaines notre chez nous. Et je sais que je m'y réfugierai comme un endroit précieux et secret, où j'attendrais patiemment le rentrée pour étoffer les chapitres, si ce n'est boucler mon roman.

Vendredi : Bonne fête, Marie :]
Christian Bale et Gary Oldman sur grand écran, il ne manquait plus qu'Edward Norton pour que je me fasse toutes les séances de la journée. Que dire du film? Malgré le fait que ce soit un mainstream, il y a eu cette sorte d'alchimie que je ne saurais expliquer. Lorsque nous sommes arrivés dans la salle, il y avait encore le générique de fin de la séance d'avant. Mon cœur s'est accéléré et il y a eu comme une montée d'adrénaline en moi. Je savais que le film ne serait pas extraordinaire, mais en sortant de la salle, j'avais les larmes aux yeux. Je ne voulais pas parler et je ne voulais pas qu'on me parle. Je voulais juste rester dans cet état, comme choquée, et garder mes pensées pour moi-même. Et c'est le genre de sensations rares qui me donnent envie de passer mon temps dans une salle de cinéma. Sous-titres ou pas.

lundi 11 août 2008

Après m'être longuement étiré, je me faufile sous la couette et me blottit contre le petit corps chaud qui m'y attend. J'embrasse son visage sucrée et nos mains se mélangent. Je murmure des mots doux à ses oreilles, et malgré le clair-obscure qui envahit la pièce, j'aperçois un sourire, que je mange aussitôt. Mes mains se perdent dans ses cheveux, et je me surprends à observer ces traits que je connais à présent par cœur.

Et depuis quelques jours, on est absorbé par ce déménagement, par ce futur et premier chez nous, on parle de ces bains qu'on prendra dans une pièce éclairée seulement aux bougies, ces petits déjeuner juste nous deux, ces repas sophistiqués qui prendront plus de temps à cuisiner qu'à savourer, et moi spectatrice de ces bras qui s'activeront entre les casseroles, l'huile et le frigo; et qui plus tard se poseront autour de ma taille.
Les chocolats chauds qu'on prendra lorsque le vent soufflera dehors, ces films qu'on ira voir ensemble en se goinfrant de pop-corn, comme deux grand enfants que nous sommes.

Et je ne demande rien de plus.

vendredi 8 août 2008




Le mot d'ordre : l'impatience. Ou en la faisant à la Chuck P.
"Impatience n'est peut-être pas le mot qui convienne, mais c'est le premier mot qui vient à l'esprit"
Voir aussi : empressement
Voir aussi : hâte

Et déjà, je ne peux pas m'empêcher de commencer à faire du tri et ranger. Je joue à Tetris avec sacs et cartons, qui déjà s'entassent sous la fenêtre. Un carton et deux sacs pour mes bouquins, un sac pour la moitié de mes chaussures (Voir aussi : boulimie) et frénétiquement, je ne peux pas m'empêcher de transformer ma chambre en vide capharnaüm,
peut-être bien à la Blacksad.

Version couleur pour aujourd'hui, vous en avez de la chance. Et puis, je tenais à m'excuser du manque de mise à jour mais le roman avance petit à petit, les chapitres se succèdent et les feuilles remplies s'entassent les unes sur les autres. Je me concentre tour à tour sur mes personnages, cherchant sans cesse à leur donner de la matière, les remodeler encore et encore. Et si vous êtes sages,
peut-être que je vous dévoilerai un morceau.
Le scénario du court-métrage avec Alexis est terminé, les peu de critiques reçues pour l'instant sont plutôt bonnes, il ne manque plus qu'une caméra et les clés de l'appartement. En ce qui concerne L'absence, l'autre court métrage, rien de concret pour l'instant, pour cause d'actrice surbookée :]
Mais je la veux elle, et personne d'autre,
alors je prendrai mon mal en patience.
Et d'ici là, les jambes croisées sous ma couette, je dévore L'arbre du voyageur, d'Hitonari Tsuji, qui sera bientôt à mettre au même rang que Murakami, Yoshimoto et Inoué
(Mishima sucks).
La littérature japonaise est pour moi comme le plus doux et le plus sucré des desserts.

Et puis, pour terminer, histoire de rester dans la lignée débraillée, sachez que je ne suis toujours pas inscrite à la fac, et ça commence à m'inquiéter. Simple cursus la première année, psycho, et puis finalement double licence la seconde année avec anglais en plus de ça.
Et dire que j'ai passé le concours des Beaux Arts...
Riez, pauvres fous.
Until then...

You know you love me. xoxo

jeudi 31 juillet 2008



La pluie se fracasse contre la vitre
Les goutes dégoulinent le long de mon visage
Et sous ma parapluie, je joue à l'invisible
Je me coupe du monde réel
Et je remplis des pages et des pages de mots
Les chapitres se succèdent,
Le projet du court métrage avec Bouille d'Amour avance à une vitesse incroyable

Dans une vingtaine de jours,
On a les clés de notre chez nous :]

mardi 29 juillet 2008





Malgré tout je ne suis pas très enthousiaste *.*

vendredi 25 juillet 2008



Une soudaine boulimie de mots, et de mots clairs. Arrêter de dire les choses à mi-mots, et parler franchement. Il y a quelques minutes, je me disais que j'allais me créer un autre blog, un à côté, quelque chose de spontané, comme un vide sac, mais je m'intéresse toujours plus à la mise en forme qu'au contenu, cette sale habitude qui me permet de tourner en rond sans rien dire.

Assise en tailleur sur une chaise bancale, j'observe les lumières et le quartier de la fenêtre, et je suis comme le spectateur omniscient de la nuit, où rien ne se passe. Mais la nuit a toujours été matière de fascination pour moi, et ces nuits blanches où j'écrivais nouvelles sur nouvelles me manquent, seulement je n'y arrive plus. Je ne suis jamais satisfaite de ce que j'écris, parfois j'efface des lignes et des lignes pour finalement laisser une page blanche.

Assise en tailleur sur une chaise bancale, je plonge ma cuillère dans un yaourt à la fraise. Du chimique, du chimique, du chimique. Je jette un regard anxieux vers les biscuits que j'entends déjà miauler : mange moi, mange moi, mange moi !
Peu importe. Je cherche sans cesse l'inspiration chez les autres, comme pour me rappeler ce que je suis incapable de faire. Je fouille mon mp3 pour trouver une chanson qui m'aiderait, mais je ne suis à l'aise avec aucune note.

Parfois seulement, je voudrais saisir mon crayon et gratter une feuille, mais je n'ai plus rien dans mon sac qui puisse me permettre d'écrire. Je m'excuse aux gens de ne pas écrire, perdue entre ma propre déception et celle de mon interlocuteur, à force de chercher la perfection et le bon mot, je me perds en phrases qui ne veulent rien dire ou en non-phrases.

Et puis il y a le duplex avec lequel je ferai connaissance demain, en comptant qu'on est vendredi. Et je m'étais promise de ne pas trop y penser pour éviter toute déception envisageable, mais je ne sais pas tenir mes promesses.
Alors disons qu'on verra samedi.

jeudi 24 juillet 2008

La mise en scène est une poésie a elle toute seule, l'histoire touchante sans pour autant tomber dans les mielleux, les personnages attachants, la bande-son presque parfaite. Dans le genre Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, du Michel Gondry mais en bien mieux.

A voir absolument, a revoir sans aucun doute.

mercredi 23 juillet 2008

Déserter les libraires et les pages tournées.
Et finalement, ces derniers jours, la seule chose qui me trotte par la tête est la mise en scène et non le scénario.
Et Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent par te posséder.

Et bientôt, tout ceci aura un goût d'hier.

jeudi 17 juillet 2008

Je suis assise face à un chaos qui me sidère moi-même, un bordel que j’ai soigneusement organisé, seule, et que je laisse évoluer comme il me plait, juste pour montrer que je peux encore dire JE et que, pour une fois, quelqu’un rangera ça pour moi. Alors je prends particulièrement soin de ne rien laisser en ordre.

La dictature des légumes verts. La dictature des cris qui se propagent par les couloirs, les escaliers et la mezzanine. Alors je me jette corps et âme dans des bouts de chiffons, des objets qui valsent et des vêtements éparpillés dont je ne m’occupe désormais plus.
Je commence à prendre les choses en main. Trier. Faire la part des choses. Arrêter de jouer à avoir le plus grand nombre. Ne plus jouer contre x.
Je ne cours plus après un café vanille, ni une oreille attentive, ni un cable d’iPod. La prochaine fois, je ne prends pas rendez-vous. Je ne prends p
as non plus de prochaine fois.

Pour finir, un merci tout particulier (non pas pour le sac Penelope Jolicoeur, même si.. un peu quand même), à cette petite demoiselle que je ne connais que depuis moins de deux semaines, avec qui j’ai passé quelques heures, mais que je veux déjà revoir très vite. Merci d’être derrière moi. Merci pour ces mots. Je te garde un café-chocolat pour plus tard :]

Snoochie boochies, les enfants.

vendredi 11 juillet 2008

Des lumières sous la pluie.

Et donc, maintenant, en cet instant précis, je peine à déglutir quelques mots. Je peine à déglutir quelques mots tout court. Et tout est confus.
Alors je lance Lights d'Archive, en me disant qu'à présent tout sera facile. Qu'il suffit de cette chanson pour se lancer.
Je me lance, mais rien ne vient. Un certain vide s'installe autour de mes personnage, contredit par un plein IRL, In Real Life. Je ne sais plus quoi dire parce que je réapprends tout. Après l'orage, après avoir coulé je me remets à nager. Toutes ces putain de métaphores pour arriver à rien.
Je n'ai même pas envie de faire du joli ce soir, je veux juste dire. Me laisser aller sur du 5-5-3-3-0-1 sur une corde de SI. Ces putains d'exercices de guitare que je ne fais plus. Et continuer à aller à ces putains de cours parce que mon prof est encore plus fauché que moi.
Et il y a cette faim, que je vais devoir maitriser. Cette fatigue que je vais devoir combler par des heures de sommeil.
Mes nuits blanches s'enfuient, à l'heure où tout le monde dort, ce n'est plus moi qui suis éveillée avec une tasse de café. Je ne sais plus écrire à la main. Je ne sais plus écrire sans correcteur d'orhographe. Je ne sais plus écrire tout court.
Et ce qui me manque le plus, c'est cette putain de fenêtre avec vue sur la gare, à l'heure où a présent je dors. Je ne suis plus ce chat de gouttière, je fais tout à l'envers où de la mauvaise façon.
Et à cet instant précis, je sais pourquoi je n'y arrive plus. Parce que je suis détachée de tout le reste, et je n'ai pas trouvé ce nouveau modèle de référence, où je pourrais caler mes sentiments sur une personne fictive, créée de toute pièce par ces ongles maladroitement vernie.
Tout ce chemin pour en arriver là. Une personne qui ne vous écoutera pas forcément des deux oreilles, mais qui sera à l'autre bout du téléphone, anytime anywhere; et avec qui vous envisagez déjà un coloc dans 2 ans.
Putain c'est beau de rêver. Et me voilà coincée entre deux âges. Le père mourant et la spooky de 15 ans. Je veux juste que ce soit beau, crédible, et je veux qu'on pleure
Alors voilà, Lights est fini, ça fait 2o min que j'écris, et c'est reparti pout un tour. Alors pardon si je parle beaucoup ce soir, mais je ne pense pas poster avant longtemps.
Et maintenant je ne sais plus quoi dire parce que j'ai fait la maladresse d'une transition et je ne veux pas effacer cette dernière phrase.
Disons qu'on finira là dessus, avant que j'en dise trop.

Des gens sur mon canapé et des bouteilles vides.
Pour l'instant, on se contentera de ça.

*

dimanche 6 juillet 2008

What's up Snowflake?

A la demande de Mary, et seulement
en attente de nouvelle mise à jour

samedi 28 juin 2008

Parfois même, tôt ou tard dans la nuit, Violette se réveillait et chaque fois était tentée de vérifier la boite aux lettres. Chaque fois pourtant, elle renonçait et à la place allait boire un verre d'eau glacée, en s'asseyant près de la machine; observant le va et vient incessant des linges qui tournent et se fracassent contre le petit hublot rond. La machine à laver apesait Violette. Depuis son plus jeune âge, elle exprimait une fascination pour les machines à laver, et elle avait pris l'habitude de se cacher dans la buanderie, lorsqu'elle se sentait menacée, anxieuse, ou simplement quand elle n'allait pas bien. Elle se laissait glisser contre le mur et s'asseyait sur le carrelage froid, juste à côté de la machine à laver.
Violette avait tout un tas d'étranges habitudes, celle ci étant probablement la plus flagrante et originale.