dimanche 29 mars 2009

Un dimanche comme les autres .

Je reviens bientôt, c'est promis.





lundi 16 mars 2009

Blogger ne marche toujours pas & je risque de passer sous Wordpress, ce qui prendra beaucoup plus de temps que prévu.

A part ça, je crois qu'il faut arrêter de se voiler la face en disant que je vais bien. Mes pensées me mentent en me disant que je vais bien, mais mes actes démontrent avec exactitude le contraire.
Je viens de m'en rendre compte, là, il y a quelques jours, que finalement, ça n'allait pas. Pas du tout. A force de vouloir me persuader du contraire, à force d'être passive devant tout ce que j'entreprends, j'ai fini par m'oublier moi-même.
Ma vie sans moi.
Je n'ai plus le courage de rien faire. Plus l'envie. Ce n'est plus une question de motivation, puisque c'est devenue dangereusement une question de travail sur soi. Et dangereux est sans aucun doute un euphémisme.
La seule chose que je sache faire de mes journées qui sont en fait des nuits, c'est prendre des kilogs que je n'arriverai jamais à perdre, jouer des stupides chansons sur Guitar Hero, être avachi sur mon canapé, DS entre les mains.
En ayant mon indépendance, j'ai cru que j'allais grandir, que j'allais enfin avoir mes propres responsabilités, ma propre vie entre mes mains. Au lieu de ça, j'ai fait tout le contraire. Je n'ai pas grandi du tout, je suis incapable d'assumer des responsabilités, et je suis en train de faire un pur gâchis d'une année qui m'offrait tout un tas de perspectives.
J'ai voulu être grande, être responsable, être fière de ce que j'étais et ce que je devenais, et au lieu de ça, je cache au reste du monde la vérité, la réalité.
J'ai trahi et abandonné tout ce en quoi je croyais. Mes valeurs, mes opinions, moi-même, les mots. J'affiche des discours moralistes que je suis incapable de suivre.
Je suis à deux doigts d'arrêter de chercher du boulot, parce que je sais que ce sera de l'encre, des enveloppes et des timbres de gâché.
Je suis incapable de me lever à une heure correcte pour chercher un employeur.
J'ai perdu le sens de la réalité, enfermée dans cet appartement que je ne quitte jamais.
Je suis en train d'être mangé par mes propres murs, et si je continue comme ça, je vais probablement disparaitre.

Je ne sais pas comment repartir, comment me reprendre en main, comment hurler au monde mais avant tout à moi-même que j'existe. Comment me convaincre que je vaux mieux que ça, que je ne suis pas juste un putain de parasite profiteur.
Je n'ai fait jamais fait les choses comme il fallait, la seule option a toujours été de m'appitoyer sur mon sort, jusqu'à ce que je me dise : Tiens, je vais le faire mais à la troisième personne, avec d'autres personnages, d'autres histoires. Le message sera toujours le même.

Mais je n'écris même plus. Depuis deux mois, j'en suis toujours bloquée à une dizaine de page et je n'arrive pas à m'obliger un certain train d'écriture, une régularité dans ce que je fais.
Je suis devenue physiquement faible, et à l'instant présent comme à chaque seconde qui passe, je suis terrifiée à l'idée de pouvoir me transformer en monstre.

lundi 2 mars 2009

Je voulais juste vous prévenir que je ferai des mises à jour moins régulières.
Étant donné que je répète sans arrêt la même chose, je ne vois pas l'intérêt de faire des articles qui se ressemblent tous.

Mais je reviens vite, promis.
Peut-être même avec un blog plus joli !

mercredi 25 février 2009

S'il y a bien un truc qui me chiffonne en ce moment, c'est cette mainstreamisation de la culture geek, auquel je n'appartiens pas, mais que je fréquente quotidiennement, ce qui me donne l'avantage de pouvoir dénoncer corps et âmes les no-lifes qui balancent sans problème "Je geeke sur Facebook", "Je suis trop un geek de Lost", "Je suis geek parce que je joue à la Wii".
Voilà, ça, c'est ce qu'on peut appeler des kikoolol featuring des no-life, ce qui donne des gens qui pensent être geek hardcore alors qu'ils ignorent tout de cette culture.
Voilà, je suis fachée, ce sujet m'irrite, et promis, bientôt, je ferai un post à ce sujet.

Aujourd'hui, comme d'habitude, je préfère déblatérer sur des sujets moins... problématiques et /ou polémiques.
J'ai commencé il y a un peu moins d'une semaine à m'occuper de la prochaine présentation du blog, mais Google et Blogger déconnent trop.
Je vous explique. J'ai passé mon temps à me chercher quelques templates à 3 colonnes, mais chaque fois que je télécharge un nouveau modèle, message d'erreur. Quand je recopie un code HTML qui parait fiable, on me dit que les liens XML ne sont pas fermés, alors que tout semble normal.
Bon, je ne m'attends pas à ce que la plupart d'entre vous ait compris tout ça, mais si quelqu'un à l'aise avec le HTML passe par là, toute aide serait la bienvenue puisque Google met du temps à répondre à nos messages criants de tristesse.


Sinon, j'ai commencé à remanier les prochains chapitres du prochain roman qui, pour l'instant et par défaut, s'appelle "Poison". Je posterai peut-être tout ça prochainement, à défaut d'un silence radio.
J'ai terminé "Après le tremblement de terre" de Murakami ce matin, et je suis terriblement déçue. Je me rends compte aussi, d'un autre côté, que tous les livres de ma bibliothèque, à l'exception de ceux que j'ai déjà lu, ne me font pas envie.
C'est un peu comme tous ces films stockés sur mon disque dur que je regarderai jamais, les vieux films comme "Voyage à Tokyo" d'Ozu, les films trop longs comme "2001 : Odyssée de l'espace" de Kubrick ou tout simplement les films chiants, mais qu'il faut voir juste parce qu'ils sont cultes.

J'ai aussi commencé à me chercher un employeur pour l'année prochaine parce que, au cas où vous l'ignorez, je fais une formation de coiffure. Non, ce n'est pas une blague.
Je me suis faite jeter comme une malpropre d'un salon tenue par une vieille acariâtre qui m'a clairement fait comprendre que les piercings, c'est un truc de dégénéré.
Depuis, j'ai une peur bleue de retourner dans d'autres salons. Je reste postée à l'extérieur voir s'il y a des jeunes ou des vieux. J'ai loupé ma chance au salon qui est juste à côté de chez moi, et c'est vraiment dommage parce que le patron est un adorable gay.

J'ai aussi prévu de faire une critique de cinéma dans la semaine, mais comme chaque chose que je prévois, je ne le fais jamais, ou trop tard.
J'ai commencé ma semaine en étant plus paresseuse que paresseuse et je n'ai qu'une envie, me cacher sous la couette pour regarder quelques pilotes de séries.

Tout en sachant que la semaine prochaine, il faut que je m'active sérieusement.

samedi 21 février 2009

Vous savez, il y a ces gens que vous admirez parce que vous n'avez aucune idée de qui ils sont réellement. Vous en avez une image si pure, si parfaite.
Et lorsque l'on vous enlève ça, il ne vous reste plus rien.
Mes illusions se transforment en désillusions, et c'est un peu comme si tout partait en fumée.

A part ça, je crois que je vais commencer à m'occuper d'envoyer le roman à des éditeurs, personne ne l'a lu à l'exception d'une seule personne, et qui m'a fait le plus beau compliment du monde, alors je me contenterais peut-être de ça pour l'instant.

Je suis fatiguée des gens qui ne répondent jamais, qui sont sous silence, et puis d'un autre côté je me rends compte de ceux qui sont là, ceux qui étaient là, et ceux qui seront là.
Mon jugement a parfois été embrumé, mais renouer avec certains fantômes du passé m'a finalement fait le plus grand bien.

Rien d'autre à dire pour l'instant, je suis obnubilée par tous ces problèmes d'argent, au point de revenir à la fac.

D'autre part, vous ne vous souvenez probablement pas de cette histoire, mais j'avais créé un blog où je racontais mes problèmes de poids. Je pense qu'il est grand temps de remettre ce projet à jour, puisque je n'ai personne d'autre à en parler, autant étaler ça publiquement.

Et j'attends toujours la machine à coudre.

mercredi 18 février 2009

Par peur d'un flop total et ridiculisant, je me fais de la pub :D


dimanche 15 février 2009

C'était plus facile à la Wii.En sortant de chez moi en quatrième vitesse pour aller acheter mon pot de Chesterfield avant que le bureau de tabac ne ferme, j'aperçois, dans un stupide pot de fleurs, mes jouets Kinder du seigneur des anneaux. Je fulmine intérieurement puis je remonte dare-dare tirer sur la manche de mon Papa en lui faisant, avec l'air le plus grave du monde : "Mon vieux, il faut qu'on parle".
Encore un coup de mon insupportable petit frère.

Je tremblote en récupérant mes précieux dans le pot de fleurs et je fourre toutes mes antiquités dans un vieux sac qui repartira avec moi à Brest.
Je ne supporte pas qu'on touche à ces affaires, surtout lorsqu'il s'agit de tout mon « Lord of the Rings stuffs »
La plupart d'entre vous ne le sait pas, mais j'ai connu à mon entrée au collège une frénésie pour l'œuvre de Tolkien qui frisait presque l'hérésie.
C'est ainsi que j'ai récupéré mes figurines Kinder, mes bouquins sur les bouquins et le film, mon calendrier, mon plumier, mon jeu de cartes, mes magazines de ciné avec les Peter Jackson en couverture, bref un nombre de trucs hallucinants sur le Seigneur des Anneaux.
J'avais essayé d'apprendre l'elfique, j'avais même tenté une journée avec des repas de hobbits, j'avais même acheté l'anneau dans un Virgin à Paris et je le repeignais régulièrement pour qu'il soit toujours aussi beau. Si j'avais pu, je me serais acheté l'étoile d'Arwen, la dague de Bilbo, et tous les autres produits dérivés qui coutaient une fortune
Inutile de dire que je tiens à ces objets comme à la prunelle de mes yeux, même si ma période « Terre du Milieu » est terminée depuis longtemps, je sais que c'est le genre de choses que je garderai toute ma vie.

Bon, bref, fini l'interlude Tolkien et compagnie, je n'ai pas posté depuis un petit moment, pour plusieurs raisons : La première étant que J. est venu quelques jours à l'appart, et c'était un peu le bordel, donc pas le temps de poster, ensuite Alexis a eu un gros virus de fou qui lui a pris deux jours à supprimer, avant de ne plus avoir internet pour une raison obscure.
Donc je profite de ma venue rapide à Quimper pour me rattraper.

La première bonne nouvelle, les enfants, c'est que j'ai récupéré mon pc portable, donc je vais pouvoir me remettre à jouer à CS et même m'acheter mon compte Steam, donc je vous raconterai tout ça en long et en large et la deuxième bonne nouvelle, c'est que je dessine comme une cinglée ces derniers temps, et que j'ai scanné tous mes dessins pour les poster en image de blog, au lieu de mettre des photos sans intérêt ou des images moches prises sur internet.
La mauvaise nouvelle, c'est justement ça, pas besoin de vous expliquer, il y juste à regarder le dessin pour comprendre :)
Mais comme je le dis régulièrement, c'est la blague qui compte et non le dessin (soyez gentils, ne dites pas LOL).

Voilà, voilà, c'est tout pour l'instant, je vous laisse sur ces nouvelles super aventures et vous dis à très bientôt !

samedi 7 février 2009

A regarder la régularité de mes articles, on pourrait presque croire que j'ai un tas de choses à dire. Pourtant, à relire mes articles, et même à les écrire,
j'ai l'impression de tourner en rond.
De raconter les mêmes choses, ou bien simplement de ne rien raconter tout en mettant des mots bouts à bouts.
"Je dois avoir une bouteille de Gin qui traine quelque part dans un placard". C'est une phrase de Fahrenheit, le jeu vidéo, dont je parlais plutôt, qui m'a marqué.
Hier avec le Sylvain, jusqu'à six ou sept heures du matin, je me suis refait ce Fahrenheit en question. Je me suis même relevée pour me taper un chapitre entièrement au joystick, un truc assez difficile à la base, mais comme le Sylvain n'avait plus de vies, je devais faire un perfect. J'ai kiffé sa race, je dois avouer, jusqu'à parfois me retaper une scène plusieurs fois, juste pour le plaisir de sentir la manette vibrer entre mes mains (aucune connotation, aucune).
C'est ainsi que dans le chapitre Anges Déchus, ou quelque chose de ce goût là, je faisais la maligne à imiter stupidement la chanson en faisant un plus perfect que perfect; pendant que Sylvain répétait en se marrant :
"T'es cinglée, t'es cinglée".
Bon bien sûr, je m'envoie des fleurs, tout ça, mais c'est pas demain la veille que je serai une badass à un jeu vidéo.
D'ailleurs, Fahrenheit est le premier jeu vidéo que je termine, si bien sûr on exclut Super Mario Land à l'époque de sa sortie, en Game Boy même pas color; ce qui explique mon attachement au jeu de Quantic Dream.

Bon, voilà, je ne suis pas ici pour parler de jeu vidéos mais à l'évidence, c'est la seule chose que j'ai à écrire sous la main.
D'ailleurs, quand j'aurai posté cet article, je vais commencer Shadow Of The Colossus pendant qu'Alexis passe l'aspirateur :)
Bonheur, bonheur.

J'ai dormi une heure cette nuit, je sais que j'ai les yeux vitreux et des cernes imposantes, mais une chicha à la banane coincée entre les lèvres et le clavier pourri d'Alexis entre les mains, je ne remarque même pas mon état de fatigue. Ecrire est la seule chose qui me tienne éveillée, à défaut de la caféine, qui ne me fait malheureusement plus effet.
Une fois que je serai debout, évidemment, ce sera une autre histoire. Et ce soir, on m'embarque pour un petit gig d'une nouvelle conaissance, un garçon qui porte des chapeaux.

Je suis l'as de trèfle qui pique ton coeur.

Je n'ai pas joué au poker depuis longtemps, à vrai dire, je ne joue plus, mais je n'ai toujours pas de chance, et jouer ne provoque plus aucun plaisir sinon un ennui.

Si je m'écoutais, j'apprendrais à jouer au violon, je commencerais à composer sur Fruity Loops, je ne m'achèterais plus que des blondes et je dépenserais mes sous en bouquins, fringues, CD, DVD & cartouches de Game Boy (entre autres)
Mais comme je suis une paresseuse finie, je préfère écrire des articles sans intérêt au lieu de continuer ce second roman que je commence à délaisser.

jeudi 5 février 2009

A deux, c'est mieux. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais sur Facebook, il y a une pub pour un site genre Meetic avec en photo Zachary Levy, vous savez le mec de Chuck, mon égérie d'il y a trois semaines.
Bref, peu importe, je ne savais pas par quoi commencer mon article, alors j'ai écrit la première chose qui me passait par la tête, voire même la première chose qui me passait sous les yeux.

Je me suis réveillée il y a une heure, couchée ce matin, aux environs de 9h.
Une fois de plus, j'aurais à peine vu la lumière du jour.
Malheureusement, ce n'est ni la première, ni la dernière.

Voilà. Je suis furieuse contre moi-même, parce que j'ai mis mon réveil à 15h, mais impossible de me réveiller. Je repars en sens inverse, ce que j'ai toujours craint. Je ne supporte plus ce rythme de vie, mais je suis repartie en plein dedans.
J'avais des tas de trucs à faire aujourd'hui, évidemment. Je devais passer en boite d'intérim pour déposer quelques CV. Ce sera peut-être demain, si je ne dors pas.
Il fut un temps où les nuits blanches étaient intéressantes. Aujourd'hui, elles sont tout bêtement désespérantes.

Ma conscience a plein de choses à me hurler et à me reprocher, s'il me reste au moins un semblant de conscience. Je n'ai pas été à la hauteur de mon indépendance, j'ai tout fat à l'envers, dans le mauvais sens.
Je n'ai pas su prendre mes responsabilités, et c'est à peine si je peux me regarder en face, l'air de rien.

Evidemment, je dramatise (c'est ce que certains se diront), même si tout ça est criant de vérité. J'avais des projets, des bonnes résolutions, j'allais à la fac, j'avais mon loyer à payer, un petit boulot à trouver.
Et paf ! Trois mois plus tard, à peine, l'équilibre que j'avais commencé à construire s'est envolé, et il ne reste même pas un semblant de piliers, de fondations, qui me permettraient de repartir en avant, de reconstruire à nouveau.

Songe d'une nuit d'hiver, ou comment faire un bilan de qui je suis, qui je ne suis pas, ce que j'ai fait, et surtout ce que je n'ai pas fait.

lundi 2 février 2009

Quand le geek n'est pas là (cf. dessin)

Je ne vous ai jamais raconté que je portais la poisse?
Ou alors si, je l'ai raconté à certains d'entre vous qui n'ont jamais voulu me croire.
Hé bien sachez le aujourd'hui, une vendeuse de la Fnac du nom de Julie me croit. Que je vous explique mes péripéties, et vous n'aurez plus jamais le droit de me contredire.

Vendredi soir, je voulais rentrer à Brest avec J.
(Gossip Girl style, t'as vu).
Je suis allée voir les horaires de car sur Viaoo29.fr, qui d'habitude est un site sûr. Un car était annoncé à 18h04. Évidemment, quand on arrive à la gare routière, on nous annonce, normal, l'air de rien : "Le dernier car était à 17h30."
Ajoutez à ça que la mère de J. nous harcelait toutes les 5 minutes pour voir où on en était notre petite expédition. On s'imaginait déjà lui dire qu'on regardait un film avec des trains si elle nous appelait et qu'elle entendait le bruit de la sncf.
Bref, tout ça pour dire, j'ai payé 10 euros pour un ticket de train qui en vaut 5, mais bien sûr je n'avais pas ma carte 12-25 et la grognasse à l'accueil n'a pas voulu vérifier que j'étais inscrite.
Et encore, au guichet, c'était 10 euros, mais 15 à la borne.


Ce matin, à 13 heures, quand je me suis réveillée, il neigeait. J'ai enfilé quelques vêtements à la va-vite et je suis descendue à la place de la liberté, accompagnée de Marc et Sylvain (en quête désespérée de gants). J'ai fait quelques photos banales, mais comme on a jamais la neige chez nous, j'étais bien obligée. Arrivée place de la liberté, j'ai pris une photo et je m'apprêtais à en prendre d'autres, cette fois vraiment bien. Mais tout naturellement, j'arrivais au bout de la pellicule, et impossible de prendre une photo supplémentaire.
Arrivée chez moi, un café dans le ventre mais un Sylvain sans gants, je tripote mon appareil et là, paf ! Je débloque un truc et je réussis à prendre une nouvelle photo.
Entre temps, vous vous en doutez, il a arrêté de neiger. Et puis il fait chaud, dans mon appartement bordélique. Je n'ai pas envie de repartir.


Pour terminer, cet après-midi, avec ou sans découvert, je n'ai plus d'enceintes de pc. Je file à la fnac, toujours en charmante compagnie. Je m'apprête à payer avec ma carte et là, rien. Je ne me souvenais plus du code. Alors je repars chez moi pour embarquer à la volée mon chéquier, et là, l'adorable caissière me dit : "Mais vous ne pouvez pas payer par chèque sans carte d'identité !"
D'habitude, ma carte d'identité se trouve dans mon Moleskine (parce qu'elle ne rentre pas dans mon portefeuille, évidemment), qui se trouve dans mon sac.
Comme par hasard, j'avais lavé mon sac la veille et complètement oublié de remettre mon Moleskine. Du coup, je repars chez moi une troisième fois, haineuse et féroce, prête à me jeter sur Julie, la caissière. Heureusement, la jeune fille est bon public et rit à mes blagues, du coup je laisse passer (c'est tellement rare de voir des gens qui rient à mes blagues).


En conclusion, ce week-end, je me suis endettée, je ne sais pas si ma pellicule est terminée, mais maintenant j'ai un putain de son sur mon pc.
Enfin bon, tu peux pas test', je porte la poisse.


Hmm, et si je poste ce dessin, c'est parce que je n'ai rien de mieux à mettre comme image d'article
(voyez un peu où j'en suis arrivée, héhé)

dimanche 1 février 2009

Alexis est toujours à Angoulême. Minou devait passer pour une soirée film d'horreur mais finalement, je suis toute seule.
Vendredi soir, je me suis endormie avec le son de Josselin jouant à Medievil. Je me suis réveillée quatre petites heures plus tard pour donner mon cours de français.
J'ai terminé Fahrenheit, je suis blasée. Le jeu est super bien, parfois trop difficile, mais la fin suce et ça gâche beaucoup.
Je n'ose pas entamer Silent Hill & Shadow Of The Colossus toute seule, je dois attendre le retour du Mighty Geek demain.
J'ai passé la journée à m'ennuyer, personne n'a débarqué à l'improviste pour me tenir compagnie.
Je passe mon temps à actualiser tout et n'importe quoi.
Je ne suis pas d'humeur à écrire, d'ailleurs je ne sais pas quoi écrire à part des futilités ici.

J'ai regardé Broken Flower's tout en dessinant. Le film est chiant, normal, c'est un Jim Jarmusch. Dessiner me plait mais le résultat me désespère.
Ensuite j'ai regardé Choke, dont je parlais dans l'article précédent, qui est à chier. Le genre de film que tu as vu juste en regardant la bande-annonce.

Désolée pour l'article sans intérêt, j'essaierai de faire mieux demain et peut-être que bientôt, je pourrai poster les clichés que j'ai fait avec mon argentique.

Bisou, tu sais.
(Et je m'excuse pour cette référence honteuse)

mercredi 28 janvier 2009

Je voudrais écrire un article, mais je ne sais pas quoi raconter.
Tout simplement : je n'ai rien à raconter.
Mais je fais de mon mieux; en tout cas, j'essaie.

J'ai commencé à manipuler mon appareil photo argentique, avec l'aide d'un Monsieur en école d'arts, mais franchement : je n'y comprends rien. Je pensais que c'était simple, qu'il fallait juste manœuvrer le diaphragme, mais il y a aussi les asas et l'obturateur à gérer. Je me perds dans les explications qu'on me donne, et je mélange tout.
Toujours régler l'obturateur en fonction du diaphragme, plus c'est grand, plus il y a de lumière, quand il fait jour, utiliser 22 minimum.
J'ai griffonné tout ça sur un bout de papier, mais en relisant, je me dis que je suis mal barrée.

Et puis, d'un autre côté, j'ai décidé de me remettre un peu au dessin, parce que je m'ennuie et que ce sera plus créatif que d'actualiser mon Facebook en pleine nuit pour voir s'il y a des gens en ligne.
Oui, mes insomnies ont repris, et j'avais trouvé la solution. Depuis deux jours, je joue à Fahrenheit comme une apprentie geek-hardcore. Oui, je suis apprentie geek, mais face au savoir de mes maitres, je suis une noob finie.
Je ne joue plus à CS parce que je n'ai toujours pas récupéré mon pc portable, et sur la grosse bécane d'Alexis, ça lag à mort (bizarrement, seulement quand c'est moi qui veut y jouer).
Et puis, la télé nous a lâché hier, je ne peux plus jouer à Fahrenheit.

Il ne me reste plus grand chose, au final.
Je suis coincée sur le bouquin que je suis en train de lire, Parias de Pascal Bruckner. Je voudrais le finir, mais je l'ai à peine entamé, et puis après avoir lu un Murakami, tout livre me repousse.

Je viens de voir le teaser de 2012 sur allocine, ça ne me dit rien, mais y'a John Cusack, alors pourquoi pas.
Choke ne passe pas à Brest, c'est complètement désespérant et même si je ne sens pas le film, je veux absolument le voir, puisqu'adaptation d'un Chuck Palahniuk.
Pour me consoler, je me ferai tous les films de James Gray.

lundi 19 janvier 2009

Je n'ai plus de pc portable !
Que je vous explique. J'étais en train de changer rageusement de serveur sur cs parce qu'on m'avait encore emmerdé sur un serveur de noob (cette fois parce que mon taux de frags était plus élevé que mon taux de morts). J'avais fumé une petite délicatesse, j'étais stone (d'ailleurs je tirais à tout va et je ne sais pas trop d'où je les sortais, mes frags), j'avais super soif.
Alors j'ai rempli la carafe au max, je n'ai pas attendu que l'eau descende et je me suis servie un petit verre. Evidemment, la carafe a explosé nerveusement, je me suis retrouvée avec de l'eau partout sur moi, comme si j'avais pris une douche toute habillée.
Depuis, le pc ne veut plus se rallumer, et moi je suis désespérée. J'ai presque envie de dire "Ma vie entière est dans ce truc", mais mes films sont sur mon disque dur, et mes textes sur une clé usb (c'est toujours ça d'épargné)
Mais je suis quand même chagrinée et, même si je ne cracherais pas sur un nouveau portable un peu mieux, celui là est quand même sentimental.
Je n'ai plus de musique, mes photos ont peut-être disparu à jamais, et je devoir écrire sur le clavier tout pourri de Mr Geek, ce qui ne m'enchante pas du tout.
Je ne peux donc pour l'instant poster aucune photo. Heureusement que dans ces cas-là, la délicieuse Gbeu peut me fournir de quoi combler (cf image)

Hier soir, il pleuvait, et Minou est allé me chercher des cigarettes. J'ai profité de mon malheur pour me payer des Vogue, plus bourgeois tu meurs, et j'ai payé 5.30 des cigarettes qui n'en valent pas plus de 4. Mais j'ai la classe, et même la classe ultime :)

A part ça, je n'ai toujours pas de nouvelles de notre ami Ronald Mac Donald, chez qui j'ai postulé à défaut d'être prise ailleurs, et quand je vais là-bas je me fais traiter comme une moins que rien. Si je n'obtiens pas un poste là-bas, je ne pourrai pas rembourser mon année à la fac et je ne pourrai pas non plus investir dans un petit appareil numérique, ni dans un pc portable.

En d'autres mots : je suis mal, mais je n'ai jamais été d'aussi bonne humeur.

mardi 13 janvier 2009

Calée sous la couette, oreillettes coincées dans mes oreilles, je griffonne quelques mots au crayon à papier sur un bloc-note presque vierge. La plupart de mes derniers articles sont écrits à la main (beaucoup dans un bus), et je m'étonne de ce retour au crayon.
J'ai commencé à réécrire ce chapitre 4, mais c'est loin d'être gagné, parce que je passe des heures entières sur cs, et je n'en suis pas fière, mais c'est plus fort que moi.
En tout cas, je tenais à vous remercier, vous qui lisez ce blog, et vous qui ne le lisez pas. Je rentre à Quimper dimanche pour remettre le roman à mon ancienne prof de littérature, ce qui veut dire que le point final du chapitre doit être tapé avant ce week-end.

La nuit dernière, j'ai rêvé de Georges Clooney, Mickael Keaton, Christian Bale et Cillian Murphy. Notons que ce fut un rêve thématique, puisque tous ont été Batman, sauf Cilli qui a joué l'épouvantail.
Et d'ailleurs, j'ai rêvé cette nuit que je jouerais au poker avec Christian Bale. Depuis The Machinist, ou peut-être même avant, l'homme me passionne. Même si je le trouve puant dans les Batman de Nolan, il restera mon éternel machiniste.

Mes horaires de sommeil commencent doucement à devenir plus normaux, et je réapprivoise ce lit qui m'avait tant angoissé.



Pour terminer, comme promis, le chapitre 1.

jeudi 8 janvier 2009




J'ai les larmes aux yeux,
des cernes pas possibles et

je viens de terminer mon premier roman



mardi 6 janvier 2009

J'écris cet article suite à un commentaire anonyme qu'on m'a laissé. J'écris cet article parce que j'avais dit qu'un jour où l'autre j'en parlerais. J'écris cet article parce que je suis lue, et parce qu'on ne parle jamais assez de ce dont je vais parler. Enfin, j'écris cet article en français parce qu'aujourd'hui, je n'ai plus la lâcheté de créer un blog en anglais pour cacher mon identité.
J'écris cet article parce que sur son commentaire, quelqu'un m'a dit être dans le même cas que moi. Ce qui veut dire que pour la première fois depuis longtemps, j'ai l'impression de ne plus être seule face à ce problème.

Je ne suis pas pesé depuis un mois, parce que je suis complètement flippée de voir combien de kilos est-ce que j'ai pris depuis que je suis à Brest. J'ai gardé amoureusement mes pantalons que je portais il y a trois ans, et aujourd'hui je me dis que je ferais bien de les balancer ou de les donner, parce que c'est pas demain la veille que je pourrai rentrer à nouveau dans du 36.
Je sais qu'il y a beaucoup de gens dans mon cas, et autour de nous, dans les médias, dans les magasines, à la télé et au cinéma, il n'y a qu'une glorification des gens minces ou maigres. Ce qui ne fait qu'aggraver le cas. Tout le monde le dit, et pourtant personne ne fait rien.
Je repense idéalement à cette pub de Dove avec des gens comme moi, des grosses, et je regrette que ce genre de publicités ne soient pas plus nombreuses.

Je ne dis pas que je suis arrivée à un stade critique, mais je suis presque à la limite. Mes amis sont minces, et je prends deux fois plus de place qu'eux sur un canapé.
On me dit pourtant que je suis jolie, mais je me souviens d'une époque où mes joues étaient creuses. On me dit pourtant que je suis jolie mais dès que je croise mon reflet dans une glace, j'ai envie d'hurler.
J'ai honte de mon corps et je me cache derrière des vêtements trop grands. Je déteste être prise en photo parce que je ne supporte pas ce que je suis. Je rentre à peine dans mes pantalons qui font du 42.
Je mets des robes et des jupes qui cachent mes cuisses parce qu'il n'y a que mes mollets qui soient regardables. Seulement mes hanches sont trop larges pour que je puisse mentir sur mes formes.
Je déteste ces formes trop généreuses à mon gout.

Et je pourrais changer tout ça mais je suis paresseuse et je cherche toutes les excuses pour ne pas faire du sport.
Et je pourrais changer tout ça mais j'ai une obsession pour la nourriture depuis que je suis toute petite.
Je déteste les fruits et les légumes et je n'aime que les trucs trop sucrés, trop gras, trop salés. Je n'ai absolument aucun courage pour me nourrir correctement, et j'ai toujours dépassé les bornes au moment où je me disais "stop".

Il y a six mois, je me suis retrouvé au dessus de mes toilettes à me mettre, deux doigts dans la bouche. Peu de gens le savent, mais ils savent aussi à quel point c'était tentant de recommencer. Si j'habitais toute seule, je ne peux même pas promettre que je n'aurais pas recommencé.
Si j'habitais toute seule, j'aurais affiché, sur tous mes murs : DON'T EAT.

J'ai faim à longueur de journée et j'ai putain de honte de ce que je suis.
J'ai appris que les coupe-faim faisaient grossir, c'est pour ça que je n'ai pas essayé de m'en procurer.

Je suis pourtant pleine de bonnes résolutions, tous les jours, et pourtant ma gourmandise me tue.

J'ai une terrible opinion de moi-même, et je sais que je ne suis pas la seule, mais quand je regarde autour de moi, je ne fais attention qu'aux gens beaux, minces, et parfaits.

En publiant cet article, je ne cherche pas à attirer des compliments, d'ailleurs, je n'en veux pas. De toute façon, je n'ai jamais cru les compliments qu'on me faisait sur mon physique.
Je cherche juste à mettre des mots sincères sur ces pensées qui m'obsèdent quotidiennement, voire à chaque instant.

lundi 5 janvier 2009

Avant d'aller donner mes cours de français, je glisse dans mon sac une petite boite de sucre en morceaux me disant que, peut-être, ça m'aidera à tenir le coup. Mes heures de sommeil sont devenues infernales. J'ai l'impression d'être dans Dark City : je ne vois plus le jour.
Je me suis pourtant toujours dit que dormir le jour et vivre la nuit devait être fascinant ou intéressant, maintenant je constate simplement que le manque de lumière rend fou.
Je vais me coucher en fin de matinée et me relève seulement lorsque le jour commence à tomber.
A nouveau, je retrouve le sens des mots décalquée, déphasée, à côté.
Je cherche une explication à cet instabilité, mais rien ne vient.
Je veux changer d'atmosphère dans mon jardin d'hiver.

Dans le bus, je m'amuse à ouvrir le clapet de mon portable. Chuck Bartowski, la nouvelle égérie. Allez savoir pourquoi, à part avoir un nom tellement juif qui ravirait ma désespérément goy de mère, Zachary Levi, le garçon est tellement banal qu'il en serait presque ennuyeux.
Et pourtant, Chuck Bartowski is in da place.
Comme elle parait loin l'époque où je rêvais des grands yeux de Cillian Murphy :)
T'embrasser les yeux ouverts dans mon jardin d'hiver.

J'écris beaucoup ces derniers temps. Je défais, refais, fais. Un tas de choses vont changer. De nouveaux personnages apparaissent. Certains s'épaississent, d'autres sont toujours mystérieux, surtout pour moi.
Violette sera plus vieille, Yumeji aussi. Je ne sais plus trop si ça vaut le coup de continuer, et je suis effrayée de me dire que ce sera peut-être un roman pour ados.
Dès que je saurai comment faire un pdf, je posterai le premier chapitre.
Et je verrouille mes nouvelles, honteuse. Plus personne ne les lira. Point barre.
Je voudrais toujours te plaire dans mon jardin d'hiver.

samedi 20 décembre 2008

Après mes rêves de gamine d'être écrivain, me voilà partie dans un autre projet abracadabrantesque, qui en plus de ça ne verra jamais le jour : créer mes propres fringues. Voilà, l'idée est lancée, je ne sais pas si je fais bien par peur de futures représailles. Je récupère la machine à coudre de la môman de Bouille d'A, je me chope un bouquin cheap-cheap sur Amazon avant de me rendre compte que cet achat était complètement useless puis je cherche du tissu avant de me rendre compte que je suis trop broke pour me le permettre. En bref, dans un mois ça m'aura passé. Et pourtant, voilà, comme chaque projet affolant dans lequel je me fourre, je me mets psychologiquement à bout, je donne tout ce que je peux, passe des heures à avoir des conversations muettes avec moi-même pour échafauder tous les plans en excluant toujours l'option "tu n'iras jamais à bout de tout ça" alors que finalement, c'est toujours, toujours, toujours ce qui arrive.

Mais en ce moment, je suis totalement in the mood for fashion (Veuillez pardonner l'usage excessif d'anglais, je crois que je lis trop le blog de Ben Reilly. Qualitay !). Je me suis mise à penser trop vite, et je me suis dit que si je me lançais là-dedans, avec une motivation suffisante, je pourrais aller plus loin que ce que j'aurais pu croire. A savoir, vendre mes fringues sur internet. Et en ce moment, je suis d'humeur foodmassacre (souvenez vous peut-être de ce blogspot que j'avais linké il y a quelques mois. Blog totalement en anglais d'une fille grosse/ronde/whatever qui parlait de ses problèmes, et qui n'était autre que moi.. tatam, rideau). Bref, tout ça pour dire, en ce moment c'est 15 kilogs en trop mais de la junk food à longueur de journée (sujet chatouilleux, on en reparlera peut-être quand j'aurai décidé de prendre complètement les choses en main, ce qui est le plus difficile). Tout ça pour nous amener à ce que je voulais dire principalement : si je me lance dans du fashion-business (Yo, cousin), je ferai des tailles limités, c'est à dire 42-44, peut-être 40, bien que ça me paraisse être une taille dans la norme.

Si je n'avais pas autant honte de mon corps, je pense que je pourrais totalement me lancer dans un culte de la personnalité genre icône des grosses parce que les grosses, on en parle jamais, elles ont jamais leur mot à dire. Seulement quand je regarde autour de moi, je ne vois que des gens minces. Les gens que je fréquente, pas un gramme en trop. Il y a les ex-gros, et les minces. Bon d'accord, il y a peut-être un ou deux aficionados dans mon entourage, mais jamais de GROSSE.
C'est un mot qui m'a toujours dérangé parce qu'on m'y a habitué toute jeune vu que petite, je faisais le poids de deux gamins, et que maintenant ça me rattrape.
J'ai ma petite pile de fringue que je garde pour l'époque où j'arriverai peut-être à rentrer dans du 38, mais pour le moment où il faudrait déjà que je sois complètement à l'aise dans du 42.

Peut-être un roman, pour encore cacher mes opinions sous des prénoms peu courants.

Voilà, tout ça pour dire que je pourrais probablement me la jouer icône des grosses mais ces derniers jours sont difficiles et j'ai de plus en plus de peine à daigner regarder autre chose que mon visage, qui commence à devenir marquée par ma non-activité.
Et je sais très bien qu'un jour, si je réussis à obtenir un poids normal (qui pour moi équivaut à moins de 45-50 kilogs), j'aurai quand même l'impression d'en peser le triple. J'ai curieusement appris ça au fil des années en regardant mes photos de collège où je ne pesais rien et que je me sentais pourtant grosse, quand t'es gros un jour, tu l'es toujours.

Mais bon, revenons au sujet de Marie-veut-se-la-jouer-styliste, on en reparlera dans un mois mais si je commence à me démerder, faites gaffe, la grosse arrive !

mercredi 10 décembre 2008

En ce moment?

Tellement peu de choses, et probablement beaucoup de choses à dire. J'imagine, je suppose.
Je tourne en rond tous les jours dans cet appartement tantôt trop étriqué, tantôt trop grand.
Je n'ai même plus l'excuse d'écrire puisque je suis prises par tellement d'autres questionnements stupides et sans intérêt.
Je suis partie dans l'idée de rembourser mes bourses puisque j'ai déserté les amphis et les classes. Je n'aurai même pas adressé la parole à mon admirateur secret. J'ai juste réussi à attraper un prénom au vol :)
Je cherche donc un boulot, postulant par ci, par là. J'ai rarement des refus, puisque j'ai très peu de réponse. Je n'ai pas de permis, pas de Bac + quelque chose, bientôt plus le statut d'étudiant. Ce qui veut dire que d'ici janvier, si je n'ai rien trouvé je finis à McDo. Et inutile de préciser que l'idée ne m'enchante pas vraiment.

Voilà. Je reste tourner en rond à culpabiliser du mieux que je peux. Parce que j'ai sans doute mis la barre trop haut en arrivant. Ecrire tous les jours, aller en cours, manger bien et pas des pâtes à tous les repas. Ne pas dépenser trop d'argent. Sourire aux gens que je ne connais pas.

Je ne sais plus trop faire la différence entre la normalité et le reste. Ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. Je m'étais promise d'être rigoureuse. Aujourd'hui j'ai l'impression d'avoir fait une chute spectaculaire. J'ai trop peur d'essayer de me reprendre parce que je sais que je suis incapable de tenir.

Je me disperse du mieux que je peux. Je vis n'importe comment. Je ne sais plus si j'appartiens au jour ou la nuit. Un rien me fatigue, me décourage. Je n'ai pas touché au roman depuis bien une semaine. Je ne sais plus trop où je vais. J'ai peur de décevoir tout le monde et je n'ai personne à qui en parler.

L'époque du lycée me semble être à un millénaire de ça. J'ai toujours voulu mon indépendance, mes responsabilités, grandir plus vite et plus vite que tout le monde. Et maintenant, je suis incapable de me regarder en face parce que j'ai complètement échoué. Je ne peux pas m'empêcher de dilapider mon argent petit à petit. Je n'ai jamais su bien me servir de l'argent. Chez nous, on a toujours vécu au dessus de nos moyen.
Je suis affolée des sommes que je peux dépenser en l'espace de 5 jours.

Je suis encore à me demander ce que je vais faire l'année prochaine. Je suis démotivée par toute étude existante. Partie comme je suis, si je survis avec quelques boulots, je continue comme ça l'année prochaine. Et je n'obtiendrai jamais de Bac+

Je ne sais plus si je dois pleurer ou rire. Je ne sais plus faire la différence entre ce qui est grave et ce qui ne l'est pas. Ce qu'il faut faire ou ce qu'il ne faut pas faire. Je ne me fais plus confiance. Je ne cherche plus à prendre aucune décision par moi-même.

Avant, je m'enfermais dans l'écriture, aujourd'hui, je ne sais plus. J'écris mon roman à l'envers, dans le mauvais ordre, tout est confus et je n'atteins même pas 50 pages.
Je ne sais plus si je dois dormir ou écrire, me pousser à bout pour voir jusqu'où je peux aller.
Je suis persuadée qu'entourée, je pourrais m'enfiler quelques nuits blanches d'affilée.

Je ne sais pas à qui parler et qui ne pas parler. J'ai ma petite idée, mais on me dit que quatre ans, c'est beaucoup. Je ne sais pas si j'ai peur d'embêter ou de ne pas être écoutée.
Je n'ai jamais su trouver les bons amis. Les deux derniers à qui j'ai cru pouvoir parler ont changé de sujet. Alors j'ai tout gardé, et je garde tout, attendant le moment où ça finira plus ou moins par exploser.

J'ai toujours été en décalage avec les autres. Au collège, j'étais "le point noir au bout de la cour". J'étais un peu comme transparente. Tout le monde regardait la fille à côté de moi. Je tombais toujours amoureuse du meilleur ami. Le premier jour du lycée, on m'a regardé. Deux personnes différentes. Quelques temps, on ne regardait plus la fille à côté de moi. Ca n'a pas duré longtemps, mais ça m'a redonné confiance. Je tombais toujours amoureuse du meilleur ami de l'amoureux. J'ai eu mon premier amant à 16 ans. Et pareil : je ne sais pas si je dois en être fière ou en avoir honte. J'ai appris beaucoup de cette période. La première fois, j'ai fait le mauvais choix. La seconde fois, on a fait le bon choix à ma place.
J'ai toujours été en décalage avec les autres. Avant, je m'enfermais dans la musique. J'avais l'impression que les paroles des groupes que j'écoutais avaient été écrites pour moi. Après, j'ai trouvé l'écriture. Trouvé le moyen de transposer tout ce que je n'arrivais pas à dire. Depuis, je suis muette. Je fais difficilement confiance aux personnages de ma vie. Je fais plus confiance aux personnages de mes romans.
Aux environs de 9-10 ans, je me suis rendue compte que je ne voulais pas être actrice mais écrivain. J'ai écrit mon premier roman à 11-12 ans et je ne l'ai jamais terminé. Un de mes personnages s'appelait Ben Fenouil. C'est à peu près tout ce dont je me souviens puisque la progression scénaristique était assez chaotique. Comme je changeais souvent d'amoureux, je changeais souvent de personnages :)

A cet instant précis, je me demande encore ce que je dois faire. Couper court à cet article et aller raisonnablement me coucher ou bien prendre la nuit pour écrire.

J'imagine que je déciderai le temps d'une cigarette...

samedi 29 novembre 2008

Page suivante, un article que j'ai oublié de poster !


Aux environs de midi. Dans le bus, en rentrant de mes cours particuliers de français, je découvre le plaisir de textoter qui je veux, quand je veux, avec la longueur que je veux. Depuis que j'ai ce forfait (Zap?) je passe experte en pianotage de portable. Et ça pilili pilili dans ma poche toute la journée. Ce qui est chouette, c'est d'envoyer des textos en écoutant de la musique, puisque mon portable fait mp3. Bref, celui là, apparemment, il est nul comme portable mais c'est décidé, je le garde un petit moment.
Mes deux jumeaux-élèves me causent bien d'émotions :)
Le premier parle trop et me vouvoie, le second me décroche un sourire aujourd'hui, première fois en un mois. Il n'est plus timide, il sait que je ne vais pas le manger. Et il a fait des progrès en français. Et ca fait tout bizarre de dire que c'est peut-être grâce à moi que le kid a eu la moyenne à sa dernière dictée ! (Mielleux, mielleux, quand tu nous tiens).
Du coup, maintenant, je préfère le second alors qu'avant je ne jurais que par le premier. Ils lisent de la fantasy et ils jouent à des jeux vidéos. Nerd, nerd, nerd :)

Je vais à mon cours avec mon manteau Zara qui pue quand il prend la pluie. Je n'ai ni mon chapeau en tweed, ni mon bonnet, ni mon parapluie. J'ai ressorti mes Kustom blanches et roses qui ont rendu l'âme il y a quelques mois (mes pompes de skate que j'ai eu pour un prix ridicule, et qui ont mieux tenu que des Osiris haha).
En sortant du cours, il pleut des cordes. Ma cigarette est trempée, je le suis encore plus. Je sens les gouttes se fracasser contre mon visage. Je cale mes mains au fond de mes poches trouées (Zara sucks) en branchant mes écouteurs Sony Ericsson (tu vois ce qui se passe, dirait Roi Heenok). Au bout de 5 min, mes pieds sont trempées. Je patauge dans mes propres chaussures cheap-cheap. Mon bus passe sous mes yeux. L'arrivée du prochain me semble une éternité. Alors dans le bus, j'envoie des petits textos stupides, comme je les aime.

Et je repense en souriant au sujet d'invention que j'ai donné à mon premier jumeau : Décrivez une journée de pluie.


Cette nuit, Minou et moi on a fait les beaufs. On s'est calé dans le fauteuil, et on est restés scotchés toute la nuit. On a regardé Souviens toi l'été dernier (grand dieu, Jack Black en rasta et Rufus Humphrey en tueur, j'ai ri), Doom, les dernières news de Mickael Vendetta (comment ça on craint?). Minou n'a pas décollé ses yeux du pc, il cherchait à comprendre tout le truc du moment, la Bogossitude. J'ai répondu qu'il n'y avait rien à comprendre mais Minou zappait, zappait les vidéos. Finalement, on a [ré]atterris sur Goodsites.kazeo.com, dans le genre plus beauf tu meurs, et là, Minou n'a plus bougé un seul petit doigt. Alors je suis allé prendre ma douche et arrivé 14h, il n'y avait plus d'eau chaude (la chaudière est très capricieuse en ce moment).


Je voulais faire un article pour dire des choses précises, et je parle dans le vent, je parle futile. Tant pis. Whatever. J'ai toujours ma nuit blanche dans l'estomac, écrire est le seul moyen de tenir. Alors en parlant d'écrire, mon moleskine se remplit de phrases griffonnées sur l'insomnie. J'ai déjà quelques phrases qui me plaisent beaucoup, c'est différent de tout ce que j'ai pu écrire. Ca ressemble à des romans d'écrivains française, dont tout l'intérêt se porte à dire des choses banales. Non, je ne me vante pas, même si ça pourrait y ressembler.
Je voudrais écrire comme Alice Sebold, à petite dose parce qu'Alice Sebold, c'est tellement bien écrit que ça donne mal à la tête. J'ai déjà piqué insolemment La nostalgie de l'ange à ma mère et vu l'effet anesthésique que lui a donné Noir de lune, je repartirai avec devant ses yeux.

J'ai récupéré la bande son de Moulin Rouge, que je connais (presque) par cœur. Ca ne me fait penser à rien alors que c'était pile dans la période de mon premier chagrin d'amour. J'avais 12 ans, quelques mois avant d'en avoir 13. Il s'appelait Rahaël Z. Il était différent des autres garçons. Il lisait des romans ouvertement en plein cours. Il avait des figurines de trucs de fantasy. Un jour, on avait parlé du Seigneur des anneaux et de Korn. Bref, on avait du s'adresser la parole 3 fois dans l'année. Et puis il est parti en Écosse pour son année de quatrième. Je n'avais rien dit, alors qu'on me disait qu'il pouvait ne pas être totalement désintéressé (voyez la subtilité du truc). Je n'ai rien dit, je l'ai regardé une dernière fois en ayant les larmes complètement aux yeux. J'ai passé un été à lui écrire des lettres que je n'ai jamais envoyé. J'ai mis environ deux ans à m'en remettre. Jusqu'en terminale, pourtant, je guettais son nom sur les listes d'élèves de mon lycée. Je l'ai croisé l'année de terminale, justement, à un truc de métiers. Il m'a reconnu. Je l'ai reconnu tout de suite. Il souriait, genre en se moquant, gentiment, je crois. Moi, je ne faisais mine de rien mais j'avais du mal à cacher l'énorme sourire sur mes lèvres. C'est le premiers garçon maigrichon dont je suis tombé amoureuse. Il portait des vêtements dix fois trop grand pour lui. Je trouvais ça ridicule au début, et évidemment j'ai fini par trouver ça touchant, voire adorable. Il portait tout le temps son manteau, il ne l'enlevait jamais. La première fois qu'on s'est parlé, pourtant, je l'ai détesté. D'emblée.
Et si je le croisais dans la rue, aujourd'hui? Je pense que je lui demanderai une cigarette, l'air de rien, et je lui dirai : Hé mais tu es Raphaël ! Je n'ai jamais autant pleuré pour un garçon que toi.
La toute première nouvelle que j'ai écrite, en première, s'appelait Le Café d'en face. Le personnage principal s'appelait Raphaël.
Et cet été de mes 12-13 ans, je m'étais juré de passer ma vie à le retrouver.

Bref, Raphaël Zerbato, si tu m'entends (haha rideau, je vous dévoile son nom), si tu me lis, sache que j'aurai plein de choses à te raconter si un jour on se rencontrait dans la rue par hasard :)